Entre ceux qui parmi les sceptiques, certains experts du GIEC par exemple, les militants radicaux des milieux associatifs et les experts favorables à un accord juridiquement contraignent en faveur de la maitrise des effets liés au changement climatique, la déception à été profonde.
La Conférence sur le climat, COP15, à Copenhague (7-18 décembre 2009), largement médiatisée au demeurant, aura fait l’effet de la «montagne ayant accouché d’une souris ». Cette conférence des parties (COP) vient de marquer un net recule comparativement au protocole de Kyoto et de réduire a néant toute perspective de conclure un accord ambitieux à la hauteur des défis qui s’impose à l’humanité.
A commencer par cette déclaration « diplomatique » du Président des USA, Mr.OBAMA, pour lequel l’engagement volontaire et responsable des pays émergeant en faveur de la réduction des émissions de gaz a effets de serre, à l’instar de l’inde, est un pas décisif en soi en dépit des difficultés financières de ces pays[1].
Cette déclaration pour le moins surprenante témoigne, si tant et que subsiste des ambigüités, de l’hypocrisie, du cynisme et de la fuite en avant des grandes puissances de ce monde devant les défis imposés à la société humaine mondiale. A elle seule cette déclaration explique le caractère purement formel et formaliste de l’accord de Copenhague signé à la suite de conciliabules avec la Chine, le Brésil, l'Inde et l'Afrique du Sud.
Mr OBAMA insiste sur la nécessité de consolider les relations de confiance entre les économies émergentes et les pays moins avancés pour aboutir à un accord juridiquement contraignant. Il affirmera, plus loin, le fait que « Une solution au réchauffement climatique ne viendrait pas du seul engagement unilatéral des pays développés » !!!
C’est une lapalissade que de l’affirmer, mais il n’en demeure pas moins que les pays industrialisés sont, dans une forte proportion, responsable du désastre climatique actuel et devraient se mobiliser davantage pour aider à solutionner le problème au regard de leurs puissances financières et technologiques.
La secrétaire général de l’ONU, Mr. BAN KI-MOON, prend acte de ce que l’accord constitue un « Début essentiel »[2]. Et déclare être conscient de ce que cet accord n'était que le début d'un processus pour élaborer un pacte contraignant pour freiner les émissions de gaz à effet de serre.
Moins enthousiaste, Mr. YVO DE BOER, responsable du secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, affirme que «Le défi consiste maintenant à transformer l’accord de Copenhague en quelque chose de réel, mesurable et vérifiable. Il relèvera, par ailleurs, que les engagements pris par les pays développés et les pays en développement restent insuffisants pour limiter la hausse de la température mondiale[3].
La prochaine conférence sur les changements climatiques aura lieu vers la fin de 2010 à Mexico, précédée par une importante session de deux semaines de négociations à Bonn, en Allemagne, prévue entre le 31 Mai le 11 Juin 2010.
Le pire est à venir !
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Notes
[1] Obama: A binding deal is still our goal
[2] http://en.cop15.dk/news/view+news?newsid=3073
[3] Déclaration sur le site de UNFCCC
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