|
Tableau 1.
Incidence de la pauvreté selon le milieu d’habitat en 1995 (en %). |
|
Zones
de résidence |
Seuil de pauvreté
alimentaire. |
Seuil de pauvreté global inférieur. |
Seuil de pauvreté global supérieur. |
|
Zones urbaines |
3.6 |
8.9 |
14.7 |
|
Zones rurales |
7.8 |
19.3 |
30.3 |
|
Ensemble |
5.7 |
14.1 |
22.6 |
|
Source : Enquête sur les niveaux de vie (ONS, 1995) |
Comparativement à 1988, la pauvreté s‘est
accentuée consécutivement à la mise en œuvre du programme d’ajustement
structurel (PAS) dont les effets sur la dépréciation du pouvoir d’achat n’ont pu
être totalement jugulés par la mise en place du « filet social ». En effet,
le nombre de pauvres s’est accru et la
pauvreté s’est aggravée dans la mesure où la proportion de personnes vivant en
deçà du seuil de pauvreté extrême a progressé, passant de
3.6 % en 1988 à 8.1 % en 1995[4].
Le poids des ruraux dans la population pauvre reste important et a enregistré
une légère baisse passant de 72 %
et 68 % entre 1988 et 1995.
Selon
l’étude réalise par l’Agence nationale de l’aménagement du territoire en
collaboration avec le PNUD, la pauvreté se concentre essentiellement dans 177
communes pour une population de 1.6 millions habitants[5]. Les études convergent pour désigner les territoires situés principalement en
zone de montagnes ou de steppe et dans une moindre
mesure ceux du Sud, comme ceux de l'extrême pauvreté.
Ces
communes se caractérisent par la faiblesse relative de leur taille (Moins de
30.000 hab.), la modicité des ressources financières propres, l’absence de
commodités de logements, un faible taux de scolarisation, des taux
d’analphabétisme et de fécondité élevés.
Les
ménages pauvres présentent un certain nombre de caractéristiques sur lesquelles
il importe de s’appesantir.
La taille moyenne des ménages pauvres apparaît comme
importante. En 1995, elle se situait à de plus de 8 personnes, contre une taille
moyenne des ménages de 6.6 personnes.
Le niveau d’instruction des chefs de ménages est
déterminant puisque dans 60 % des ménages pauvres, le chef était dépourvu de
niveau d’instruction.
Le chômage est plus important chez les
populations défavorisées autant en zones rurales qu'en zones urbaines : 44 % en
zones urbaines et 35 % en zones rurales en 1988 contre 29 et 24 % chez les non
pauvres, en 1995.
Enfin, nous relèverons que les taux de
pauvreté sont plus élevés parmi les chefs de ménage exerçant dans
l’agriculture.
2. L’incidence de programme d’ajustement
structurel
A la lumière de ces développements, il
ressort que la mise en œuvre du PAS a généré une extension considérable de la
pauvreté. Le processus d’appauvrissement a affecté plus particulièrement les
populations au chômage et celles dépourvues de revenus, mais également des
salariés[6]
dont le pouvoir d’achat a été fortement déprécié par la hausse des prix des
produits de première nécessité, antérieurement subventionnés par l’État
(Produits céréaliers, laitiers, matières grasses, sucres). Parmi les salariés,
ce sont les couches moyennes qui ont subit le plus ce processus[7].
L’émergence de ces «nouveaux pauvres», issus des couches moyennes depuis le
début des années quatre-vingt-dix, est un phénomène récent qui donne à la
pauvreté de nouvelles caractéristiques[8].
L’extension de la pauvreté est à mettre au
compte de l’absence de croissance économique et de la baisse de la création de
l’emploi durable qui en a résulté. En effet, il a été démontré que, dans le cas
de l’Algérie, la pauvreté est particulièrement liée au chômage[9]
(Cf. Supra).
Inanité des systèmes de
protection publics.
Cette
paupérisation de la population est aggravée par la rupture des liens de
solidarité traditionnelle, notamment familiale, auxquels les dispositifs publics
de soutien ne se sont pas substitués de manière efficace.
Les
dispositifs de protection sociale à travers le « filet social », mis en place
par les pouvoirs publics depuis 1992, ont tous montré leurs limites quant à leur
capacité à contenir le phénomène de la pauvreté. Ces dispositifs concernent les
domaines de l’emploi et les revenus.
Qu’il
s’agisse de l’indemnité aux catégories sociales sans revenu (ICSR[10])
instituée en 1992 ou de l’indemnité d’activité d’intérêt général (IAIG[11])
ainsi que de l’allocation forfaitaire de solidarité (AFS[12])
instaurées en 1994, tous les dispositifs de soutien aux revenus des catégories
sociales vulnérables ont connu des limites imposées par la modicité des montants
financiers alloués aux ménages, l’importance croissante de leurs bénéficiaires
et une gestion administrative peu efficace, source de gaspillage et de
détournement social des aides. Au demeurant, la population bénéficiaire de ces
dispositifs a baissé de manière drastique, passant de 1.5 millions de personnes
en 1995 à moins d’un million en 1997[13].
Il en est de même du dispositif d’assurance-chômage (CNAC) qui ne concerne, en
fait, que les travailleurs des entreprises publiques soumis à des compressions
d’effectifs, les fonctionnaires étant exclus du champ d’application du
dispositif. Au total, ce dispositif, mis en place en 1994, a bénéficié en 1999 à
173.360 salariés[14]
qui ont fait l’objet de licenciements pour raison économique.
Face à l’inanité de ces dispositifs, la pauvreté s’est accrue de manière
significative générant une contraction sévère du pouvoir d’achat des
populations.
En effet,
l’application des programmes de stabilisation macro économique et d’ajustement
structurel ont eu un impact négatif sur le pouvoir d'achat des salariés qui
ont vu leurs conditions de vie se dégrader. Ainsi, selon une étude, réalisée en
1997, sur la base des données de l’enquête menée par l’ONS relative aux niveaux
de vie de 1995, la baisse, en termes réels, du pouvoir d’achat des revenus
salariaux aurait été de plus de 45%[15]
entre 1986 et 1994 (30 % pour la seule période allant de 1990 à 1996[16]).
Plus
particulièrement, ce sont les couches moyennes, celles là même qui avaient
bénéficié des retombées du processus d'industrialisation des années 1970 et qui,
jusqu'à la fin des années 1980 détenaient des positions importantes dans les
appareils de l’État, qui ont vu leur pouvoir d'achat se déprécier le plus[18].
Les cadres, pour ne s’en tenir qu’à cette catégorie socioprofessionnelle, ont
assisté à une baisse de leur pouvoir d’achat estimé à 41 % pour la période
1989-1995[19].
Ceci conforte l’hypothèse selon laquelle cette catégorie sociale a eu tendance à
s‘appauvrir. Ce résultat est lourd de
conséquences pour la société dans la mesure où les couches moyennes en
constituent l'ossature.
La dégradation de la consommation
des ménages.
Conséquemment aux évolutions évoquées ci dessus, les dépenses de consommation
des ménages ont rétrécies de manière brutale. En effet, si l’on excepte l’année
1991, les dépenses individuelles de consommation, exprimées en DA constant de
1989, ont accusé des baisses significatives. Pour la seule période 1990-1995,
les dépenses de consommation ont régressé de 1 %, alors que pour la période
allant de 1990 à l’an 2000 ces dépenses ne se sont accrues que de 1 %.
Les
dépenses de consommation se caractérisent, en outre, par leur caractère
inégalitaire dans la mesure où, selon l'enquête réalisée par l'ONS sur
l’évaluation des niveaux de vie, en 1995, 10% des ménages les plus pauvres de la
population consomment l’équivalent monétaire du dixième de ce que consomment les
10% les plus riches[20].
Cette
tendance à la compression de la consommation des ménages, notamment les déciles
inférieurs, est corroborée par les analyses du CNES et les études menées par le
CENEAP.
En matière de structure des dépenses de consommation, il y a lieu de relever
que, succédant à une phase durant laquelle il a baissé de prés de 6 points, le
coefficient budgétaire alimentaire a augmenté de manière significative en 1995
pour s’établir au seuil enregistré en 1966, soit 58.5 % (Cf. Tableau 2). Cette
tendance révèle que nous nous situons bel et bien dans une phase de régression
sociale et économique, marquée par un coût élevé de l’alimentation et une
progression faible des revenus.
|
Tableau 2. Évolution du coefficient du budget alimentaire
des ménages
selon les enquêtes de consommation et de niveau de vie (1995). |
|
Années |
Coefficients du budget alimentaire (%) |
Sources |
|
1966 |
58.2 |
Enquête de consommation AARDES |
|
1980 |
55.7 |
Enquête de consommation DCSN-DP |
|
1988 |
52.5 |
Enquête de consommation ONS |
|
1995 |
58,5 |
Enquête « Niveau de vie » (ONS-Banque mondiale) |
|
|
44.6 |
Enquête de consommation ONS (Non diffusée) |
Largement soutenus par l’État, les prix des
biens de consommation alimentaire ont été progressivement libérés. C’est le cas
des fruits et légumes en 1980, puis de la grande majorité des autres produits,
en 1989 et 1992, ainsi que de la semoule en 1995. La suppression des subventions
a entraîné des augmentations sensibles des prix des biens de consommation qui
ont affecté tous les produits et notamment ceux de large consommation (Semoule,
pain, farine, produits laitiers, produits avicoles, huiles et matières grasses,
sucre). Ces augmentations se sont répercutées négativement sur le pouvoir
d’achat des ménages, entraînant un retour au modèle de consommation en vigueur
durant les années soixante[21] et une
modification du comportement alimentaire des ménages.
L’enquête conduite par le CENEAP[22]
a mis en évidence ces tendances et confirmé l’hypothèse de la détérioration du
modèle de consommation au cours de la période 1993-1997[23].
Selon cette enquête, les fréquences mensuelles moyennes de consommation ont subi
une diminution nette durant cette période, et ce pour la plupart des biens de
consommation. Le résultat apparaît encore plus évident, pour ce qui concerne les
produits alimentaires. Ainsi, les baisses de fréquences de consommation
d’aliments ont particulièrement affecté les viandes et
les œufs mais, également, à un degré moindre, toutefois, les produits laitiers,
les légumes frais et les fruits[24].
Contrairement à ces produits dont la fréquence de consommation a baissé, les
produits tels que les pâtes, le riz et les légumes secs ont vu leur fréquence
s’accroître significativement[25].
En ce qui concerne la consommation de céréales, les
fréquences sont demeurées relativement stables[26].
La réduction des fréquences de consommation traduit la tendance à la réduction
des achats de produits. Selon les résultats de cette enquête[27],
42 % de la population interrogée affirme avoir diminué ses achats d’aliments,
entre 1993 et 1997, et 14% des personnes enquêtées déclare ne plus effectuer
d’achats pour certains produits. Ainsi, c’est plus
d’un ménage sur deux (56%) qui déclare avoir, soit restreint leurs achats, soit
renoncé à l’achat de certains produits tel que la viande, les fruits et l’huile,
voire même abandonné la consommation de certains de ces produits[28].
Ce
comportement est mis au compte, du moins en partie, à une rationalisation des
achats, relativement à la période où le soutien des prix engendrait, dans
certains cas et pour certains produits, des gaspillages de la part des
catégories sociales les plus aisées[29].
Cependant, pour les catégories de la population disposant de bas revenus ou de
revenus intermédiaires, les effets du désengagement de l’État du soutien des
prix des biens alimentaires ont été particulièrement sensibles, compte tenu
d’une progression moins rapide des revenus salariaux par rapport au rythme de
l’inflation.
Sur la base des observations effectuées par le CENEAP, le CNES note, à cet
effet, que «les hausses, importantes et différenciées, des prix enregistrées
entre 1993 et 1997 (ont) nourri une tendance au remplacement des aliments
vitaux, pour le corps humain, telles les protéines animales, les sucres, les
corps gras et les fruits et légumes frais, par les produits à base de céréales,
de féculents »[30].
Cette dégradation de la ration alimentaire d’une partie importante de la
population est liée aux mesures d’ajustement, mises en œuvre au cours de la
période considérée[31].
Elle exprime un processus croissant de paupérisation qui a des incidences
négatives sur la santé de ces populations[32].
En
effet, la baisse du pouvoir d’achat des ménages a astreint les ménages au retour
à un modèle de consommation à dominante « céréales »[33]
se traduisant par l’apparition d’une malnutrition protéo-calorique qui affecte
plus particulièrement les catégories sociales vulnérables (enfants, femmes
allaitantes , vieillards)[34].
De ce fait, après une baisse importante jusqu’aux années 90, les formes sévères
et légères de malnutrition passent, respectivement de 1.5 % et 7.7 % en 1992 à 3
% et 10 % respectivement en 1995[35].
Par ailleurs, selon les données de la journée mondiale de l'alimentation,
relevées par le CNES[36],
il y aurait plus d'un million d'enfants de moins de cinq ans qui souffrent de
malnutrition, dont 100.000 de façon sévère. Il y aurait également plus d'une
famille sur cinq qui n'arrive pas à disposer de sa ration calorique journalière,
c'est à dire manger à sa faim quotidiennement[37].
Ce
constat est également conforté par l'étude « filet social » CENEAP, cité par le
CNES[38],
qui révèle que 67% des bénéficiaires du « filet social » consacrent la totalité
de leurs indemnités aux dépenses alimentaires, 70% des personnes âgées dépensent
leur allocation en alimentation et les handicapées pour plus de 54%[39].
Ces structures éclairent sur la faiblesse des allocations, le renchérissement de
l'alimentation et les difficultés d'accès à une ration alimentaire équilibrée.
3. La pauvreté: Conséquence de contraintes de
l’environnement naturel ou de disfonctionnements institutionnels ?
En fait, par delà l’incidence du PAS, la pauvreté
dont on vient de voir la prévalence en milieu rural est intimement liée aux
contraintes de l’environnement naturel à l’origine de la faiblesse de la
productivité des écosystèmes.
Les structures du relief comme les caractéristiques
climatiques en Algérie rendent les potentialités naturelles plus
vulnérables. Ceci transparaît notamment à travers:
- les
plaines et les bassins qui enregistrent une pluviosité irrégulière et
inégalement répartie ;
- les
zones de montagnes fortement érodées dont le couvert végétal est fragilisé ;
- les
zones steppiques, caractérisées par un climat aride, des sols pauvres et une
productivité pastorale limitée.
- un
milieu désertique marqué par la faiblesse et l'irrégularité des précipitations
ainsi que par les fortes amplitudes thermiques.
L'érosion touche près de 45 % des zones telliennes du nord, là où se localisent
les potentialités en sol les plus importantes. Cela se traduit, aussi bien par
un appauvrissement alarmant des sols des bassins versants que par une forte
diminution de la fertilité des sols.
La désertification menace l'espace steppique, pour une superficie de 20 millions
d'hectares. Il s'agit là d'un processus de dégradation du couvert végétal dû
essentiellement au surpâturage (4 moutons/ha au lieu de la charge normative
admise de 1 mouton/ha) et de manière plus générale, à la rupture de l'équilibre
qu'assurait l'organisation économique et sociale pastorale traditionnelle.
La déforestation affecte l’ensemble des massifs forestiers existants en Algérie.
Ces derniers sont menacés par les incendies, les maladies parasitaires, la
fragilité du milieu et les conditions socio-économiques particulières à l’instar
des pressions zootechniques et le défrichement. De ce point de vue, il faudra
relever qu’outre son intérêt écologique, la forêt constitue une source de
revenus appréciables pour les populations rurales, par l'exploitation et la
commercialisation de bois, du liège, de l’Alfa sans compter les apports liés à
la pratique de l’élevage extensif.
Ce sont là autant de facteurs qui, conjugués à la pression de l’urbanisation,
sont à l’origine du rétrécissement des espaces affectés à l’agriculture,
principale activité pourvoyeuse de revenus des ménages ruraux : la surface
agricole utile estimée présentement à prés de 0,20 hectares risque de passer à
0,13 hectares en 2025.
A l’exiguïté des superficies agricoles et aux contraintes hydriques notoires que
connaît l’Algérie, il convient d’ajouter la dégradation de la biodiversité
agricole se traduisant par des pertes des taxons cultivés ou élevés. Bien que la
disparition de variétés et des races soit un phénomène naturel, son accélération
ces dernières décennies, induite par les pressions exercées par le développement
des activités humaines et les transformations socio-économiques, a été à
l’origine de la rupture des équilibres naturels, la dégradation des biotopes et
l’érosion génétique. En Algérie, les pertes des taxons cultivés avoisinent les
51 à 66 % et celle des animaux à 56 %[40].
Cette évolution est liée principalement aux mutations sociales et économiques
qui ont marqué l’Algérie, depuis 1962, en termes de croissance démographique,
d’urbanisation accélérée, d’intensification capitalistique de l’agriculture et
de développement des marchés agro alimentaires.
En
définitive, les contraintes de l’environnement naturel, plus ou moins exacerbées
par les pressions anthropiques, peuvent être considérés comme des facteurs
explicatifs à l’origine de la faible productivité des écosystèmes et, donc, de
la faiblesse des revenus tirés des activités agricoles qu’ils sous tendent. Mais
ces contraintes ne suffisent pas à rendre compte, à elles seules, de l’ampleur
du phénomène de la pauvreté en milieu rural.En effet,
outre les contraintes inhérentes aux ressources naturelles, la pauvreté trouve
aussi
ses origines dans la qualité des institutions concernées par la problématique du
développement agricole et rural.
De ce
point de vue, les tenants de l’hypothèse dite institutionnelle (Daron
Acemoglu, Simon Johnson, Dani Rodrik, Arvind Subramanian et Francesco Trebbi ;
William Easterly et Ross Levine),
expliquent la pauvreté par l’absence d’institutions efficaces capables
d’encourager l’investissement dans les domaines de l’équipement, du capital
humain, des technologies performantes et de la préservation du capital naturel[41].
Au
demeurant il est maintenant admis que de la préservation du patrimoine naturel
est subordonné à la capacité des pays à se doter d’institutions, admises par
tous, capables d’amener les pouvoirs publics, les organisations de la société
civile, les entreprises privées a géré ensemble ce patrimoine dans le cadre de
contrats sociaux viables. Ce n’est que dans ce contexte précis qu’un lien pourra
s’établir entre la résorption de la pauvreté et les institutions, qui pourront
alors œuvrer dans le sens d’un développement durable.
[1] A travers l’étude réalisée en 1995, l’approche utilisée par la Banque
mondiale est de type monétaire. L’analyse prend en considération les besoins
alimentaires et non alimentaires. Le critère de mesure du seuil de pauvreté
alimentaire est constitué par un niveau de besoin nutritionnel individuel
minimum de 2100 calories par jour.
Cette étude a défini trois seuils de pauvreté, à savoir :
- le seuil de pauvreté alimentaire : exprimé, en termes monétaires, sur la
base des prix d’un panier de produits alimentaires fournissant un montant
minimal de 2100 calories par jour et par personne.
- le seuil de pauvreté globale : intègre, outre les besoins alimentaires
incompressibles, les besoins non alimentaires fondamentaux.
Cette approche débouche sur la détermination de seuils de pauvreté
alimentaire et de pauvreté globale, partagés entre un seuil inférieur et un
seuil supérieur, ce dernier intégrant, dans la définition des besoins non
alimentaires, des besoins de base qui ne sont pas pris en compte par le
seuil inférieur.
[2] ANAT– Carte
de la pauvreté en Algérie. Ministère de l’action sociale et de la solidarité
nationale / PNUD, Mai 2001, 104 p. http://www.dz.undp.org/pauvreté/carte de
la pauvreté en algerie.pdf
[4] CNES, 1999 – Projet de rapport national sur
le développement humain1998. 126 pages.
http://www.cnes.dz.
[5] ANAT, 2001 –
Op. Cit.
[6] A cet
effet, l’enquête sur l’emploi et les revenus, réalisée par l’ONS au cours du
premier trimestre 1996, a évalué à 33% le nombre des salariés dont le revenu
était inférieur à 6.000 DA, soit un niveau légèrement supérieur au salaire
minimum.
[7] Voir à ce
titre :
-
GOUMEZIANE S., 2000 - Économie algérienne : enjeux et perspectives.
Intervention faite lors du séminaire du CIPA à Paris le 27 avril 2000.
http://www.algeria-watch/ /goumeziane.htm.
- DAHMANI
A., 1999 - L’Algérie à l’épreuve. Économie politique des réformes 1980-1997.
Casbah Editions, 291 P.
- CNES - Les Effets Économiques et
Sociaux…..Op. Cit.
[8] CNES, 2000 - Projet de rapport sur la conjoncture
économique et sociale du premier semestre 2000.
http://www.cnes.dz.
[9] BOUZIDI A.,
1999 – Les années 90 de l’économie algérienne. ENAG Éditions, P 163.
[10]
En 1992, les pouvoirs publics instituent une indemnité versée aux personnes
sans revenu : l’ICSR (indemnité aux catégories sociales sans revenu). Cette
indemnité s’élevait à l’origine à 120 DA par mois et par personne reconnue
sans revenu. La modicité du montant alloué aux bénéficiaires a conduit au
réaménagement de son contenu et de sa forme ainsi que de la redéfinition des
populations ciblées. C’est ainsi qu’en octobre 1994, l’ICRS est remplacée
par deux nouvelles formules de soutien aux catégories sans revenu :
l’allocation forfaitaire de solidarité (AFS) et l’indemnité d’activité
d’intérêt général (IAIG) dont le financement est assuré par un fonds d’aide
aux catégories sociales défavorisées.
[11] L’IAIG est versée aux personnes d’âge actif et sans revenu, en contrepartie
de leur participation à des travaux d’intérêt général sur des chantiers
municipaux. A l’origine, le montant mensuel de l’IAIG était de 2100 DA par
mois. Mais a été augmenté par la suite à 2800 DA, ce qui représente à peine
la moitié du SNMG (Salaire National Minimum Garanti).
[22] L’enquête en question a été réalisée en
mars 1998 et a porté sur un échantillon de 2000 ménages (soit un taux de
sondage de 1/226O, si l’on estime à 4,52 millions le nombre des ménages en
1998. Les chefs de ménages enquêtés sont, pour l'essentiel, des hommes
(89%). Ces chefs de ménages sont, pour 35,8% d'entre eux illettrés, et pour
22,2%, d'un niveau d'enseignement secondaire ou supérieur. Cf. CENEAP, 1998 – Le Programme d’Ajustement
Structurel et ses effets sur l’économie nationale. Enquête « ménages »,
juillet, Alger.
[23]
CNES, 1999 – Projet de ….Op. Cit.
[24] CENEAP,
1998 – Op. Cit.
[25]
CENEAP, 1998 – Op. Cit.
[26]
CENEAP, 1998 – Op. Cit.
[27]
CENEAP, 1998 – Op. Cit.
[28]
CENEAP, 1998 – Op. Cit.
[29] CNES, 1999
– Projet de ….Op. Cit.
[30] CNES - Les
Effets Économiques et Sociaux…..Op. Cit.
[31] CNES - Les
Effets Économiques et Sociaux…..Op. cit.
[32] CNES - Les
Effets Économiques et Sociaux…..Op. cit.
[33] CNES, 1997
- Rapport sur la santé de la mère et de l’enfant. Octobre 1997, Alger.
http://www.cnes.dz.
[34]
CNES, 1997. Op. cit.
[35] CNES, 1997. Op. cit.
[36]
CNES, 2000 - Op. Cit.
[37]
CNES, 2000 - Op. Cit.
[38]
CNES, 2000 - Op. Cit.
[39]
CNES, 2000 - Op. Cit.
[40] MEDIOUNI
K., 1999 - Stratégie algérienne de conservation et d’utilisation durable de
la diversité biologique. Ministère de l’Environnement – P.N.U.D., Alger.
[41] Sur un
débat théorique autour des causes profondes de la pauvreté, voir le dosser
publié par la revue Finances et développement, Vol. 42, N°2, Juin 2003