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Les populations ovines d’Algérie

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Dresser une classification des races ovines Algériennes, au vu de la fragmentation qui caractérise cette population animale et de la faiblesse des données existantes, est chose peu aisée.
Bien que très hétérogènes, ces populations se distinguent par une homogénéisation  autour de certains caractères phénotypiques. Toutefois, nous pouvons dire que les populations ovines d’Algérie sont à classer dans le groupe des populations traditionnelles.
Globalement, les populations ovines d'Algérie gardent intact leur variabilité génétique, bien qu’elles ont à subir l’influence des sangs des races standardisées.
La classification des ovins en Algérie repose sur l’existence de trois grandes races qui à leurs tours présentent intrinsèquement des variétés, souvent identifiées à des régions. 

LE BERBERE.
Considéré comme l’ancêtre du mouton d’Afrique du nord. C’est un animal de petite taille, à laine commune, que l’on rencontrait auparavant principalement en Kabylie, et à un degré moindre dans l’Ouarsenis, avec les caractéristiques légèrement différentes. Généralement, il peuple les zones montagneuses du Tell jusqu'à l’ouest où il se rapproche pour se confondre avec le BENI-GUIL.Actuellement, le berbère semble en voie de disparition des régions qui font son berceau. On le rencontre encore dans l’Oranie où de plus en plus il fait place au BENI- GUIL. 

A propos de la population ovine "Tazegzawth"
Peu connue, cette population a été récemment signalée dans les  régions de Tizi Ouzou et Bejaia. Selon les fragments d’informations disponibles, cette population se concentrerait, essentiellement dans les wilayate de Tizi-ouzou et Bejaia pour un effectif estimé à prés de 3000 têtes.Les observations préliminaires faites sur cette population ovine mettent en exergue quelques caractéristiques qu’il s’agira de vérifier et de conforter par une recherche approfondie et méthodique.

Le phénotype est reconnaissable par des tâches noires à reflet bleuâtre. Ces tâches se localisent sur le chanfrein, le pourtour des yeux, le lobe des oreilles, au niveau des articulations et au dessus des sabots. La langue est noirâtre chez le bélier.  Les individus des deux sexes présentent des oreilles tombantes de grande taille comparativement aux autres races.

La vitesse de croissance et de développement corporel serait de loin supérieure à celle des autres races. Cette population présenterait une forte prolificité: deux portées annuelles jumellaires.   
    

L’ARABE.
Introduit avec les invasions Hilaliennes, il est de loin le plus important, en termes d’effectif, et est le plus intéressant en termes de productivité. Il peuple les hautes plaines telliennes et les vastes zones de la steppe. Ce type d’ovin haut de pattes et aux membres forts est actuellement en pleine expansion.
 
LE BARBARIN.
Originaire de Tunisie, on le rencontre dans l’est du pays, dans la partie sud orientale. C’est un mouton à grosse queue  peu apprécié qui, de plus en plus, est concurrencé dans son aire de prédilection par le mouton Arabe. Il vit en vase clos, cantonné prés des frontières Tunisiennes à El-oued.

LA RACE OULED- DJELLAL
Le mouton « Ouled-djellal » compose l’ethnie la plus importante des races ovines Algériennes, occupant la majeure partie du pays à l’exception de quelques régions dans le sud ouest et le sud est. C’est le véritable mouton de la steppe, le plus adapté au nomadisme. C’est un ovin entièrement blanc à laine et à queue fines. La laine couvre tout le corps jusqu’au genou et même jusqu’au jarret pour certaines variétés. Le ventre et le dessous du cou sont nus pour une majorité des animaux de cette race. Sa tête est blanche avec des oreilles pendantes et présente une légère dépression à la base de son nez. Ces cornes spiralées sont de longueur moyenne, sa taille est haute. Sa hauteur est égale à la longueur du tronc.La forme de son corps est proportionnée, sa taille est haute, sa hauteur est égale à la longueur du tronc. Sa poitrine est légèrement étroite, les côtes et le gigot sont plats. Ses pattes sont longues solides et adaptées à la marche.

Variétés de la Ouled Djellal
 La race OULED-DJELLAL comprend trois variétés :
- Variété CHELLALIA : C’est le type du mouton plus petit de taille et plus léger.C’est parmi cette variété que l’on classe la race TAADMIT qui est un croisement entre l’Ouled Djellal et le Mérinos d’ Arles, qui a été créée pour la production de la laine. Il est, aussi, intéressant de citer la variété ZAAREZ utilisée à cette fin. 
-Variété lourde (HODNIA) : Ce mouton est plus recherché par les éleveurs à cause de son poids corporel. Cet ovin est de forme bien proportionnée, taille élevée, couleur paille claire ou blanche. La laine couvre tout le corps jusqu’aux jarrets.
-Variété DJELLALIA : Mouton longiligne, haut sur pattes, adapté au grand nomadisme. Il produit une laine blanche, fine et jarreuse. Le ventre et le dessus du cou sont nus pour une majorité des bêtes de cette variété.
 
Il ya lieu de préciser que, selon les observations des éleveurs, certaines de ces variétés auraient disparu. Ces observations méritent bien évidemment d’être corroborées par des données scientifiques avérées.



 


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